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Comme les objets d’art sont exonérés d’ISF, la tentation peut être grande de convertir une grande partie de ses avoirs en bijoux griffés. Mais si ces chefs-d’œuvre disparaissent dans les flammes ou dans les mains d’un cambrioleur, l’appauvrissement sera encore plus sûr que si la valeur était partie en impôt.

La pertinence d’un tel investissement est donc suspendue à la signature d’une bonne police d’assurance. Or en la matière, le régime général de la garantie multirisque habitation ne suffit pas.

La belle affaire quand un bijou du XVIIIe siècle se trouve remboursée à la valeur de l’or d’aujourd’hui !

Nous l’avons vu plus haut : il faut savoir se faire plaisir.

C’est bon pour le moral et pour la valorisation de ce qu’on va léguer. Mais est-on prêt à voir l’œuvre de sa vie se consumer en une nuit ? Assurément non. Il faut donc se couvrir en conséquence. Rémi Béguin est directeur général de Patrim One, principal courtier en France spécialisé dans la sélection d’assureurs haut de gamme, à l’exemple du britannique Hiscox, qui garantit l’obtention de la valeur vénale des produits détériorés.

Ainsi, quand la Mercedes à toit pagode disparaît dans les flammes de l’incendie qui a détruit le garage, elle n’est pas remplacée pour sa valeur d’argus, mais au prix dernièrement atteint lors d’une vente aux enchères par un modèle identique.

 » Les riches particuliers ne se rendent pas compte à quel point leur mode de vie est monté en gamme « , explique notre courtier.  » Nos clients s’équipent de véritables salles de cinéma. Les cuisines de leurs maisons sont dignes de celles du Ritz.

Dans leurs yachts de croisière, ils placent de plus en plus d’objets d’art. Leurs jardins sont plantés d’arbres géants aux essences les plus rares. Or tout cela est rarement couvert par leur garantie. « 

Comme il coûte toujours moins cher de se prémunir que de subir, il faut savoir qu’à partir de 5.000 euros de prime annuelle, une intervention efficace des assurances permet de réparer la plupart des outrages.

Et puis, ce dernier chiffre pour faire réfléchir : au cours des dix prochaines années, les risques d’incendie seront multipliés par trois. Rien à voir avec le réchauffement climatique, mais avec la prolifération dans les logements des circuits électriques intégrés